• C'est pas le jour...

    Je me suis levée du gauche. Ces trucs là, tu les sens dès le réveil. Aujourd'hui, je suis énervée, agacée, remontée, d'une humeur assassine, massacrante, FAUT PAS ME FAIRE CHIER !

    Un café, deux cafés, trois cafés... ça monte.

    10h, je fulmine carrément.

    Dans ces cas là, je ne connais qu'une seule chose qui puisse me calmer : enclencher le mode Mean Girl et détruire quelques vies.

    Plan d'action...

    C'est pas le jour...

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    10h02, j'enfile mon juste au corps monogrammé WC (Wonder Connasse) et je téléphone à Mélanie.

    Tu la connais cette meuf qui fait partie de ton cercle social (genre une amie d'un ami du groupe et qui squatte vos soirées), que t'as jamais pu blairer mais qui, comme elle est intégrée dans le groupe, tu fais semblant ? Ben c'est Mélanie.

    - "Dis Mélanie, t'es dispo pour le déj ? Faudrait que je te parle d'un truc...

    - Mais bien sûr ma chérie (ta gueule Mél), on dit 12h30 ? Au spot habituel ?"

    Impeccable, ça me laisse 2h pour démarrer la journée doucement, avec quelques connasseries.

    J'attrape mes clefs, je file un coup de pied au chat (aucun animal n'a été maltraité durant la rédaction de cet article) et je claque la porte.

     

    10h34, Parfait, le tram est bondé, je vais pouvoir me livrer à mon jeu favori : sauter sur la première place qui se libère et fixer l'air mauvais les vieux, bien droit entre tous les plis qui cachent leurs minuscules yeux.

    +5 si ils osent me demander la place ("je peux pas, je t'emmerde")

    +10 si ils se cassent la gueule...

     

    10h51, j'ai le temps de faire un peu les boutiques.

    Je fais mine d'être au téléphone, je rentre en trombe dans les magasins, déplie tout ce que je peux puis balance la fringue en vrac n'importe où, et à proximité de la vendeuse, je beugle bien fort dans mon portable :

    - "Ptain, je suis chez xxxx (insère ici la marque de ton choix), c'est moche ! Et tu verrais la gueule des vendeuses, affreuses ! ça donne pas envie, je file chez Channel".

     

    11h20, je réitère l'opération chez le coiffeur. J'en choisi un bien bondé, avec la queue au comptoir, je dégaine mon téléphone et cette fois je hurle dans le combiné :

    - "Ouais, je suis chez xxxx là, tu sais, je voulais me faire un balayage, mais je crois que je vais aller voir ailleurs, la tronche des coiffeuses ! On dirait qu'elles se sont coiffées avec un balais à chiotte et qu'elles ont fait leurs mèches avec un râteau, dégueulasses ! Et quand tu vois comment elles sont en train de massacrer leurs clientes, y'en a une là, une blonde, quand elle verra ce que sa coupe donne derrière..."

    Et je me casse.

     

    11h24, si je veux pouvoir supporter Mélanie plus de 5 minutes, je vais avoir besoin d'une Vodka.

    J'entre dans un bar non sans avoir shooté dans une poussette au préalable. Elle était sur mon chemin.

    - "Pshiiiiit ! Oh Garçon là, une vodka, double !

    - Voilà

    - Dis moi, la quiche aux champignon sur l'ardoise là, la cueillette proviens de ta tête ? non parce que tu sais qu'il existe des traitements contre l'acnée maintenant ?"

     

    11h42, je quitte l'établissement en bousculant le serveur qui a un plateau rempli de verres dans les mains.

    - "Putain, vous pouvez pas faire attention ? J'enverrai la note de pressing à votre patron !"

     

    11h43, pause clope.

    Direction le parc de jeux pour enfants où je grille clopes sur clopes en crachant la fumée aux poumons des ptits merdeux.

    Pendant ce temps là, j'en profite pour me connecter à Adopte un mec avec mon téléphone. Je sélectionne les profils qui ont l'air les plus sensibles et désespérés, et lance la discussion.

    Opération séduction, je me fait passer pour celles qu'ils ont toujours attendue, les rends bien accro et leur propose un rdv. Rendez-vous que je n'honorerai jamais bien sûr...

    Puis c'est l'heure de me diriger vers la brasserie.

     

    12h47, Je rejoins Mélanie. Suffisamment en retard pour la faire chier, pas assez pour qu'elle se soit barrée.

    On discute de tout et de rien mais je prends soin d'afficher une mine embarrassée. Jusqu'à ce que...

    - "mais au fait, de quoi tu voulais me parler ?

    - (Mine encore plus contrite) euh... je voulais ton avis, si ton mec te trompait, tu voudrais le savoir ?

    - Euh... oui, j'imagine, mais pourquoi tu me demandes ça ?

    - Parce qu'en fait hier j'ai vu Lau... (son mec s'appelle Laurent, le naze) euh... non non, mais rien, oublie ce que je t'ai dit...

    - Attends de quoi tu parles ?

    - Non non, rien, je suis désolée, excuses, faut que j'y aille !".

    Et là je pars en courant presque.

    Ahahah ! J'en connais deux qui vont passer une sale soirée ce soir ! Et avec un peu de chance, ils ne survivront pas à la crise. Quand on pense que Laurent est hyper fidèle (c'est pas faute d'avoir essayé de le faire craquer), c'est dommage !

     

    14h00, je me ferai bien un petit film.

    Je choisi la première merde venue, parce que de toutes façons, je n'ai pas l'intention de suivre. Je me colle à d'autres spectateurs sans laisser de siège vide, réponds au téléphone, froisse des papiers, tousse tout mon saoul, me lève sans arrêt pour aller pisser, m'écrit "ah mais oui, je l'ai déjà vu, à la fin ils...".

    Bref, je fais chier tout le monde.

     

    16h12, je suis déjà un peu plus détendue.

    Pour bien finir la journée, je décide de passer voir mon ex, celui qui est toujours amoureux de moi.

    Il vient de sortir de l'hôpital suite à une TDS.

    - "Ça va mieux toi ?

    - Oui, j'ai enfin compris que nous deux c'était du passé, mais mon psy m'a conseillé de ne plus te voir...

    - Bah écoutes, ça tombe bien que tu en parles, justement, j'ai repensé à nous, et je crois que j'ai fait une erreur en partant..."

    S'en suit une longue conversation, le bougre avait bel et bien décroché ! Et puis une chose en entraînant une autre, on fini par coucher ensemble.

    Et là, allongés sur le lit, nos corps entremêlés, il me souffle :

    - "Je t'aime...

    - (je me lève d'un bond) Écoutes, je suis désolée, je crois que c'était une connerie, ça marchera jamais entre nous en je viens de réaliser qu'en fait, je ne t'aime plus du tout".

    BOUM !

    Et pendant que je gambade jusqu'au tram pour rentrer chez moi, le cœur léger, le "pimpompin pimpompin" résonne doucement au loin...

     

    19h30, je suis chez moi, une bonne douche et j’appelle les potos.

    - "On sort ? j'ai une patate d'enfer !"

     

     


  • Commentaires

    1
    Samedi 7 Mars 2015 à 19:01
    NormaleWoman

    Oh putain!

    Violent celui là! J'ai hurlé de rire en silence (le nain fait la sieste à coté), j'ai failli m'étouffer.

    Mean Girl m'a tueR

    2
    Samedi 7 Mars 2015 à 19:12
    le simple point

    L'un des meilleurs articles que tu ai fais je crois :) ! Love it

    3
    milady
    Samedi 7 Mars 2015 à 19:53
    milady

    Oh la vache, il envoie celui-là ! ah ah

    4
    Dimanche 8 Mars 2015 à 09:27

    C'est un de mes préférés celui-là! Et puis tu relance l'industrie médicale en même temps, c'est quand même la classe. J'espère bien que Laurent et Mélanie ne s'en sortiront pas, ça me saoule les gens heureux!

    5
    Dimanche 8 Mars 2015 à 12:11

    Non mais toi t'es vraiment no limit, jadooooore !!!! 

    6
    Dimanche 8 Mars 2015 à 13:04

    Purée la méchante !!!! Pire que Tatie Danièle !!! J'ai trop kiffé par procuration le malheur que je n'ose faire vraiment !! Merci pour cet instant de pur pétage de plombs !


     

    7
    Dimanche 8 Mars 2015 à 18:05

    ahah ça vous plaît la méchanceté hein, bandes de vilaines !

    "No limit" est ma devise ;)

    8
    Lundi 9 Mars 2015 à 09:25

    Fallait pas te faire chier t'as dit aussi...Voilà le résultatbeurk !!

    <3

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